Plusieurs faits semblent rapprocher le pays de Toumaï de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui comprend le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Le pays des hommes intègres a d’ailleurs fait du Tchad son invité d’honneur à la 29e édition du FESPACO, qui a eu lieu fin février dernier. Cette édition, qui a vu la participation massive des tchadiens, marquée par la présence du Maréchal Mahamat Idriss Déby, chef de l’État, a aiguisé l’appétit de ceux qui croient savoir que le Tchad rejoindra l’AES. Il faut aussi ajouter les multiples visites du Premier ministre nigérien à N’Djamena.
De plus, l’affirmation du souverainisme tchadien vis-à-vis de la France, marquée par le départ des troupes françaises du Tchad, dont l’annonce a eu lieu le 28 novembre 2024, est à noter. Cette décision a même été saluée par certaines organisations de la société civile, comme Wakit Tamma, qui n’a pas toujours été tendre avec le régime de Mahamat Idriss Déby Itno. Le porte-parole de cette plateforme n’est pas contre le fait que le Tchad rejoigne l’AES.
Malgré ces désirs et ce rapprochement sur la souveraineté à l’égard de la France comme les États de l’AES, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Gassim Cherif, est clair : “Certains Tchadiens expriment ce souhait, mais cela n’est pas à notre agenda”, le rapporte le journal Le Monde.