À l’occasion de la 30ᵉ Conférence des Parties (COP30), qui se tient à Belém, au Brésil, le Gouvernement du Tchad et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont signé un accord de coopération majeur destiné à renforcer la mobilisation des financements climatiques en faveur des populations les plus vulnérables.
Conclu entre le Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable et le HCR, cet accord marque une nouvelle étape dans la lutte commune contre les effets du changement climatique et leurs répercussions humanitaires.
Depuis plus de vingt ans, le Tchad accueille un nombre croissant de réfugiés fuyant les crises dans les pays voisins. Aujourd’hui, plus de 1,46 million de réfugiés vivent sur son territoire, principalement dans les provinces du sud. Ces mouvements de populations, combinés aux impacts du dérèglement climatique , désertification, raréfaction des ressources en eau, dégradation des sols exercent une pression considérable sur les ressources naturelles et la cohésion sociale.
Face à ces défis, les deux parties réaffirment la nécessité d’une réponse coordonnée, solidaire et durable, intégrant pleinement les enjeux climatiques.
L’accord signé prévoit plusieurs axes stratégiques :
Un mandat officiel confié au HCR pour soutenir le Tchad dans la mobilisation des financements climatiques internationaux, notamment auprès du Fonds vert pour le climat, du Fonds d’adaptation, du Fonds pour l’environnement mondial et d’autres mécanismes pertinents.
Un appui technique et institutionnel du HCR afin d’accompagner le Tchad dans la conception de projets intégrant la résilience climatique, la protection de l’environnement et l’inclusion des communautés réfugiées et hôtes.
Le renforcement des capacités nationales, pour faciliter un accès durable aux financements climatiques et encourager une dynamique de co-construction.
Selon le document, cet engagement commun s’inscrit dans une vision partagée d’un avenir résilient et harmonieux pour les populations vivant dans les zones les plus vulnérables du pays.
Il souligne également que la réponse aux crises humanitaires ne peut être dissociée de l’action climatique, et que la coopération entre acteurs étatiques et humanitaires est indispensable pour bâtir des solutions durables.

