Les conditions de vie dans le canton de Khach-Khacha sont jugées extrêmement difficiles. La population fait face à un manque criant d’eau potable, l’obligeant à s’approvisionner dans les marigots et les différents Ouadis, partageant de fait cette ressource vitale avec les animaux.
Alerté par notre correspondant , Sa Majesté Moustapha Moussa, chef de canton, profondément interpellé par la souffrance de ses administrés, a mené une enquête sur le terrain. Il témoigne d’une réalité alarmante : « Je me suis rendu dans l’un des villages du canton de Khach-Khacha et j’ai constaté qu’il n’y avait ni forage ni point d’eau potable. Les habitants se déplacent à dos d’âne pour aller chercher de l’eau. J’ai décidé de me rendre moi-même à la source afin de constater l’état réel des lieux, mais j’ai été très surpris par ce que j’ai vu. L’endroit où l’eau est puisée est totalement impropre à la consommation, son aspect est déplorable, et le plus douloureux est que les ânes, les bœufs et les chiens y boivent en même temps que les habitants. »
Le médecin de la localité confirme que les habitants souffrent de plusieurs maladies, notamment la typhoïde, les maux de ventre, le paludisme et les maladies rénales, dus à la consommation d’eau insalubre. Cette scène illustre la gravité de la situation et appelle une intervention urgente pour résoudre ce problème de santé publique et humanitaire.
Face à cette situation, des habitants ont exprimé leur désarroi, se sentant abandonnés par leurs représentants politiques et les autorités de la Cinquième République : « Nous sommes oubliés par nos élus, le sénateur, les fils de la province et même le gouvernement. Les autorités ne nous cherchent qu’au moment des campagnes électorales, pour leurs propres intérêts. »
La population de Khach-Khacha lance un appel solennel aux autorités nationales, aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires. L’objectif est d’obtenir une aide immédiate afin de soulager les souffrances de la population et de garantir l’accès à l’eau potable, pour prévenir la propagation des maladies hydriques liées à l’insalubrité de l’eau. La situation exige une action rapide et décisive.
Béchir Ahmat Boukhari, Correspondant

