• 6 mars 2026
  • N'Djamena

Inquiétude croissante face aux enlèvements et meurtres d’enfants

Inquiétude croissante face aux enlèvements et meurtres d’enfants

La capitale tchadienne est secouée depuis plusieurs semaines par une série d’événements tragiques visant les enfants. Des cas d’enlèvements, parfois suivis de meurtres, ont été signalés dans plusieurs quartiers, plongeant les familles dans l’angoisse. Le dernier drame, survenu dans la cour d’une concession familiale, a particulièrement ému l’opinion et ravivé les craintes sur la sécurité des plus jeunes.

Alors que ces affaires se multiplient, les autorités restent pour l’heure silencieuses. Aucun plan de riposte clair n’a été annoncé pour rassurer les familles et prévenir de nouveaux drames. Cette absence de communication et de mesures concrètes nourrit la peur et accentue le sentiment d’insécurité parmi la population. De nombreuses voix s’élèvent désormais pour réclamer une réaction ferme et urgente des responsables publics.

En attendant, les parents se retrouvent en première ligne. Beaucoup témoignent vivre dans une vigilance permanente, redoublant de précautions pour protéger leurs enfants. Mais au-delà de l’émotion et de la peur, la question de la protection des mineurs apparaît aujourd’hui comme un enjeu vital pour l’avenir du pays.

Des spécialistes appellent à un engagement plus fort de l’État, allant du renforcement des dispositifs sécuritaires à l’application stricte des lois contre les auteurs de crimes commis sur des enfants. Ils recommandent également des campagnes de sensibilisation auprès des familles et des communautés, afin de contribuer à la prévention.

Alors que la psychose gagne du terrain à N’Djamena, une certitude demeure : la sécurité des enfants relève d’une responsabilité partagée entre l’État, les parents et la société toute entière. La protection des plus jeunes est, plus que jamais, une condition essentielle pour préserver l’avenir du Tchad.

SOLIRI Charlotte