Sous le haut patronage du Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, représenté par le Premier ministre, Ambassadeur Allamaye Halina, la 6ᵉ édition du Festival International des Cultures Sahariennes (FICSA) a été officiellement lancée ce vendredi 7 février 2026 à Amdjarass, chef-lieu de la province de l’Ennedi Est.
Cette journée restera gravée dans les mémoires comme celle où Amdjarass a cessé d’être une simple localité pour devenir un véritable carrefour des Peuples et des cultures. Dès les premières heures de la matinée, une atmosphère particulière imprégnait la ville, annonçant un grand rendez-vous culturel placé sous le signe du partage et de la diversité.
Tentes élégamment dressées, podium fin prêt pour accueillir artistes et officiels, village touristique déjà animé : tout était réuni pour un événement d’exception. Les premières notes musicales, accompagnées de pas de danses rythmées soulevant la poussière du désert, ont progressivement remplacé le calme habituel des lieux par un foisonnement de couleurs, de sonorités et d’accents venus de tous horizons.
Cette année, le FICSA prend une dimension résolument internationale avec la participation de plusieurs pays invités, notamment le Niger, le Maroc, la Tunisie, le Mali, le Burkina Faso, les Émirats arabes unis, l’Égypte, la Mauritanie et l’Algérie, ainsi que des délégations venues d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique. Autant de nations réunies autour d’un même idéal : célébrer la richesse des traditions, promouvoir le dialogue inter culturel et rappeler que la diversité constitue une force.

Au fil de la cérémonie d’ouverture, regards complices, poignées de main et sourires ont parlé un langage universel. Bien au-delà d’un simple événement culturel, le FICSA s’est imposé comme un message de fraternité, illustrant la capacité des Peuples à se rencontrer sans se renier et à partager sans s’effacer.
L’arrivée des délégations étrangères a suscité admiration et curiosité. Chaque drapeau brandi avec fierté racontait une histoire, chaque tenue traditionnelle et chaque danse révélaient un héritage précieux . Le temps d’un instant, Amdjarass est devenue une scène vivante où se croisent passé, présent et avenir.
Prenant la parole, le Ministre burkinabè de la Communication et de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a souligné que « le FICSA offre à l’Afrique et au monde une tribune précieuse pour rappeler que le Sahel et le Sahara ne sont pas seulement des espaces de défis, mais aussi des réservoirs de créativité, de génie humain et d’espoir ».

Au-delà du protocole et de la magnificence, le festival incarne avant tout une promesse : celle de journées vibrantes, de découvertes inattendues et d’instants mémorables. Il rappelle également le rôle essentiel de la culture dans le rapprochement des peuples, l’apaisement des frontières invisibles et la construction d’un sentiment d’appartenance collective. Alors que le soleil se couchait sur cette première journée, une certitude s’imposait déjà : le festival ne fait que commencer, mais l’essentiel est atteint rassembler les peuples.
Hala Malaine

