• 6 mars 2026
  • N'Djamena

Dossier spécial : insécurité routière à N’Djamena, l’année 2025 marquée par des accidents

Dossier spécial : insécurité routière à N’Djamena, l’année 2025 marquée par des accidents

En 2025, l’insécurité routière s’est imposée comme l’un des défis majeurs de la ville de N’Djamena. Tout au long de l’année qui s’achève, la capitale tchadienne a été endeuillée par une série d’accidents graves, parfois mortels, mettant en lumière la fragilité persistante du système de circulation urbaine. Du centre-ville aux quartiers périphériques, les routes de la capitale sont devenues de véritables zones à haut risque pour les usagers. Aucune commune n’est épargnée par les accidents de la circulation. Motocyclistes percutés, piétons fauchés, véhicules projetés hors de la chaussée : les drames se sont multipliés au fil des mois.

Le dernier accident en date s’est produit sur l’axe de la station Tradex de Walia, où un jeune motocycliste a tragiquement perdu la vie après avoir été percuté par un camion-benne. Ce drame illustre une réalité de plus en plus préoccupante. L’étroitesse de ce tronçon, combinée à son état de dégradation avancé, le rend particulièrement dangereux. À cela s’ajoutent l’absence de panneaux de signalisation et un éclairage public défaillant par endroits. « Ici, la route est trop étroite et en mauvais état. Les motos, les voitures et les camions circulent ensemble. Chaque jour, nous craignons qu’un accident ne se produise », témoigne Allatessem Eric Clandoman, rencontré à Walia.

Autant de facteurs qui exposent quotidiennement les usagers au danger. La situation est aggravée par la circulation anarchique des gros porteurs, souvent mêlés au trafic urbain dense, malgré l’existence d’une circulaire interdisant leur circulation dans les périmètres urbains à certaines heures.« Les gros porteurs continuent de circuler en ville malgré l’interdiction. Lorsqu’il y a beaucoup de motos et de piétons, le risque d’accident est extrêmement élevé », explique un riverain. Face à cette situation alarmante, les regards se tournent vers les autorités compétentes. Si l’Office national de la sécurité routière (ONASER) mène régulièrement des campagnes de sensibilisation, celles-ci peinent encore à produire des résultats tangibles. De nombreux observateurs appellent à un renforcement des mesures coercitives, ainsi qu’à un réaménagement urgent des axes les plus dangereux.

En 2025, plusieurs accidents mortels ont été enregistrés dans le quartier Walia, situé dans le 9ᵉ arrondissement. L’opinion publique garde encore en mémoire l’écrasement de deux jeunes par un camion-citerne, ainsi que de nombreux décès de motocyclistes percutés par des poids lourds. Ces drames traduisent des insuffisances graves et persistantes qui rendent les routes de la capitale toujours plus inquiétantes.

Par ailleurs, le non-respect du code de la route par certains usagers, combiné à l’état parfois défectueux des engins en circulation, contribue à aggraver la situation. Si aucune mesure concrète n’est prise, l’année 2026 risque de ressembler tristement à 2025.La sécurité routière n’attend plus des promesses. Elle exige des actes, dès maintenant.


Soliri Charlotte

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