• 6 avril 2025
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Déclaration du Ministre de l’eau à la veille de la journée mondiale de l’eau

Déclaration du Ministre de l’eau à la veille de la journée mondiale de l’eau

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée chaque 22 mars, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passale Kanabé Marcelin, a fait une déclaration ce vendredi 21 mars 2025 au sein de son ministère.

“Le 22 mars de chaque année, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de l’Eau, une occasion précieuse pour réfléchir à la ressource la plus essentielle, la plus précieuse pour la vie et la survie de notre planète. En cette journée mémorable, l’instant est tout indiqué pour chacun et chacune de nous de prendre conscience de l’importance de ce don vital et de la nécessité de la préserver pour les générations futures. C’est aussi un moment pour nous d’agir à l’unissons et de prendre véritablement conscience des enjeux cruciaux liés à l’eau, tant sur le plan environnemental, économique que social.

En effet, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté le 22 décembre 1992, une résolution déclarant le 22 mars de chaque année, « Journée Mondiale de l’Eau », conformément aux recommandations de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUED).

A cet égard, cette résolution invitait chaque Etat selon son contexte, à consacré ce jour, en menant des actions de sensibilisation auprès du public sur l’importance de l’eau, à travers des publications, des diffusions de documentaires, l’organisation de conférences-débats, de tables rondes, des séminaires et d’expositions, des stands en lien avec le thème de ladite journée.

C’est pourquoi, l’objectif de cette journée ne vise pas seulement à attirer l’attention du monde sur l’importance de l’eau mais également à mettre l’accent sur la gestion durable de cette ressource. Car, une bonne gestion de l’eau est la clé sûre d’un développement durable.

Aussi, le thème national pour cette année est intitulé « la préservation des lacs », Ce thème est à la fois évocateur et révélateur, puisqu’il nous rappelle la valeur inestimable de ces écosystèmes aquatiques qui jouent un rôle fondamental dans le maintien de la biodiversité, l’approvisionnement en eau potable, l’agriculture et le bien-être des communautés humaines.

Les lacs, véritables poumons de notre planète, sont des réservoirs essentiels d’eau douce, contribuant à réguler le climat, à filtrer les polluants et à soutenir une variété d’espèces animales et végétales. Cependant, ces écosystèmes sont aujourd’hui menacés par de multiples facteurs la pollution, le changement climatique, l’ensablement croissant, et la surexploitation des ressources naturelles.

Il sied de rappeler que l’eau est un droit fondamental. Il est aussi essentiel que chaque citoyen puisse accéder à l’eau potable et à un cadre de vie assaini, digne et sain. Malgré les avancées réalisées ces dernières années, des millions d’individus continuent de vivre sans accès à ces ressources vitales. Nous devons intensifier nos efforts pour garantir que l’eau soit accessible à tous, notamment aux populations vulnérables.

Dans ce sens, je tiens à rappeler l’engagement du Gouvernement de la 5ème République, impulsé par le Marechal MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat, à œuvrer inlassablement afin de protéger et préserver nos lacs. Dans cette veine, mon Département est résolument engagé et à l’œuvre pour faire en sorte que nos infrastructures hydrauliques soient renforcées, des pratiques de gestion intégrée des ressources en eau promues et la sensibilisation sur l’importance de l’économie d’eau, conformément aux orientations du Chef de l’Etat, contenues dans le chantier N° 7 de son programme politique, soient encouragée et multipliée. Nous devons également mettre un accent particulier sur la recherche et l’innovation, afin de trouver des solutions durables face à la raréfaction des ressources en eau.

Par ailleurs, nous devons intégrer la dimension de la coopération internationale dans notre approche, car l’eau ne connaît pas de frontières. Le dialogue et le partenariat entre les pays sont essentiels pour répondre aux défis globaux liés à l’eau. En travaillant ensemble, autorités locales, entreprises, ONG, chercheurs et surtout les citoyens, nous pouvons construire un avenir où chaque personne ait accès à l’eau, tout en préservant nos écosystèmes aquatiques. Chaque geste compte, chaque action, aussi petite soit-elle, participe à la préservation de nos lacs et, plus largement, de notre environnement.
Le dysfonctionnement du cycle de l’eau compromet les progrès réalisés à l’égard de tous les grands problèmes mondiaux, qu’il s’agisse de la santé, de

la faim, de l’égalité hommes-femmes, de l’accès à l’emploi, de l’éducation, de l’industrie, des catastrophes ou encore de la paix.

Lorsque nous négligeons nos écosystèmes, il est plus difficile de fournir à tous, l’eau dont nous avons besoin pour survivre et prospérer. Malgré les progrès réalisés dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000, relayé par les Objectifs du Développement Durable (ODD) en 2015, quelque 2,1 milliards de personnes dans le monde vit sans eau potable à la maison, affectant ainsi leur santé, leur éducation et leurs moyens de subsistance.

En outre, j’en appelle à chacun et chacune d’entre vous, citoyens, entreprises et organisations de la société civile, à devenir des acteurs du changement. Soyez des champions de la gestion durable de l’eau dans vos communautés. Chaque geste compte, que ce soit par la réduction de la consommation d’eau, l’adoption de technologies durables ou la conscientisation des autres autour de vous.

Par ailleurs, je tiens à exprimer notre profonde gratitude au nom du Gouvernement du Tchad, à tous nos partenaires au développement qui ont œuvré sans relâche à nos côtés et continuent à nous accompagner dans les programmes et projets de réduction des risques climatiques, à travers l’assistance technique et financière. Notre vœu ardant est que ce partenariat fructueux et bénéfique pour nos populations, soit maintenu et intensifié dans ce contexte de changement climatique, où les pays les moins avancés ont besoin d’un transfert de technologie pour la réalisation de leur programme de réduction de la pauvreté et de l’atteinte des objectifs de leur plan national développement durable.

Ensemble, faisons donc de l’accès à l’eau, un pilier de notre développement durable et de notre justice sociale.

Engageons-nous à préserver cette ressource vitale pour nous même et pour les générations futures” Passalé Kanabé Marcelin, Ministre de l’Eau et de l’Energie.