Trois semaines après son installation, l’Exécutif communal accompagné du Conseil Municipal, l’organisation de délibération, organise la première session budgétaire de son mandat. La séance a été ouverte ce 20 mars par le Maire Djékouassem Elon Bondoh à l’hôtel de ville.
C’est une tradition pour toutes les communes du Tchad en général et celle de Moundou en particulier d’organisation, au début de chaque année, une séance de travail qu’on appelle session budgétaire. Le but est de mettre en place de mécanismes de mobilisation de fonds pouvant soutenir les différentes poches de régénération des recettes fiscales. Les conseillers municipaux vont durant quatre semaines, soit 30 jours identifier les services et secteurs de la commune et leurs besoins afin de leur accorder un quota de dépenses réglementées.
<< J’en appelle à votre bon sens de collaboration et de travail bien fait pour que cette session budgétaire intègre tous les aspects nécessaires pour une amélioration des conditions de vie de la population>>, a laissé entendre le Maire Djékouassem Elon Bondoh.
De mémoire, la Mairie de Moundou fait face aux nombreux défis depuis plusieurs décennies. Ces problèmes sont liés à l’insécurité, aux inondations, à la rareté ou au manque d’eau potable, au manque d’électricité et la forte pression démographique. Élaborer un budget à la taille de ces problématiques devient donc une nécessité pour le nouvel exécutif.
Huit conseils issus notamment de l’UNDR, de la CTPD et du PRDT ont boudé la session, pour cause, ceux-ci ont posé des préalables pour leur participation à cette session budgétaire qui seraient restés sans suite. Après plusieurs tractations, un consensus a été trouvé et la session reprendra lundi 24 mars.