• 21 septembre 2026
  • N'Djamena

Commerce extérieur : le Conseil des chargeurs du Tchad veut réduire les coûts et les délais logistiques

Commerce extérieur : le Conseil des chargeurs du Tchad veut réduire les coûts et les délais logistiques

Un atelier d’information, de sensibilisation et de formation sur les procédures du commerce extérieur et de la chaîne logistique s’est ouvert ce lundi 21 septembre 2026 à la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture, des mines et d’artisanat (CCIAMA). Organisée par le Conseil des chargeurs du Tchad (COC-TCHAD), la rencontre se tient sous le thème : « Maîtriser les procédures, réduire les coûts et les délais et améliorer la compétitivité du commerce extérieur du Tchad ».

Durant deux jours, les participants échangeront notamment sur la facilitation des échanges et du transit, les procédures portuaires, le transport routier, les corridors, ainsi que la chaîne logistique et la maîtrise des coûts. À l’ouverture des travaux, le directeur général du COC-TCHAD, Hamid Djoumouno, a souligné la nécessité de renforcer le suivi des performances du secteur à partir d’indicateurs précis. « Notre ambition est de faire de la maîtrise des procédures, de la réduction des coûts et des délais des instruments au service de la compétitivité du commerce extérieur du Tchad », a-t-il déclaré.

Pour le Directeur général, la situation d’enclavement du pays fait de la logistique un facteur déterminant pour les échanges commerciaux. Il a notamment évoqué les conséquences des procédures complexes et de l’immobilisation des marchandises et des camions. « Pour un pays sans littoral, la logistique n’est pas secondaire. Elle est déterminante pour notre compétitivité. Quand les procédures sont complexes, quand les marchandises ou les camions restent immobilisés, quand les surestaries s’accumulent, c’est finalement le consommateur tchadien qui paie », a-t-il indiqué.

Le COC-TCHAD entend également renforcer le suivi des conteneurs en séjour prolongé. L’institution souhaite disposer de données précises sur leur nombre, leur durée d’immobilisation, les causes de ces retards et les coûts générés. « Nous devons disposer d’indicateurs précis sur leur nombre, leur durée, les causes de leur immobilisation et les montants générés. Ce que nous mesurons, nous pouvons mieux le corriger », a affirmé Hamid Djoumouno.

Les conditions de travail des transporteurs et des chauffeurs, ainsi que la sécurisation des corridors, figurent également parmi les préoccupations abordées. Le Conseil des chargeurs du Tchad dit par ailleurs travailler à la diversification des corridors afin d’améliorer les conditions de transport. « Nous travaillons également à la diversification des corridors, sans écarter aucun partenaire, pour renforcer les options du Tchad et rechercher les meilleures conditions de coût, de délai, de sécurité et de qualité », a-t-il précisé.

L’institution entend enfin renforcer son dispositif d’assistance aux opérateurs économiques et mesurer ses performances à travers plusieurs indicateurs, notamment le coût du passage d’un conteneur, le délai de sortie du port, le temps d’acheminement jusqu’à N’Djaména, le nombre de contrôles sur les corridors ainsi que le nombre de plaintes enregistrées et résolues. « Cet atelier doit être un atelier de solutions. Chaque recommandation devra répondre à quatre questions : quelle action ? Quel responsable ? Quel délai ? Quel indicateur de résultat ? Ainsi, lors de notre prochaine rencontre, nous présenterons des résultats, pas seulement des recommandations », a insisté le directeur général.

Les travaux se poursuivront jusqu’au 22 septembre 2026. Ils réunissent les représentants des administrations et institutions partenaires, les autorités portuaires et douanières, ainsi que les chargeurs, transporteurs, transitaires, importateurs et exportateurs.

Bichara Mahamat Abbras