• 6 avril 2025
  • N'Djamena

Cherté de la vie au Tchad : le ministre du Commerce appelle à une action concertée

Cherté de la vie au Tchad : le ministre du Commerce appelle à une action concertée

N’Djaména, 2025 – Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Mathieu, a pris la parole à la suite d’une présentation détaillée des réalisations de son département en 2024, ainsi que des perspectives et priorités pour 2025. Il a notamment abordé la problématique de la cherté de la vie, soulignant que cette crise est un phénomène mondial et multifactoriel.

Une crise aux causes multiples

Selon le ministre, la hausse des prix des produits et denrées de première nécessité n’est pas spécifique au Tchad, mais s’inscrit dans une dynamique mondiale. « Ce n’est pas seulement à N’Djaména qu’il y a augmentation des prix, c’est à travers le monde », a-t-il affirmé. Il a rappelé que la régulation stricte des prix pourrait dissuader les opérateurs économiques d’approvisionner le marché, rendant ainsi la situation encore plus difficile.

Pour atténuer l’impact de cette flambée des prix, le gouvernement a pris des mesures fiscales, notamment des exonérations de droits et taxes sur certains produits importés. Mais au-delà de ces solutions immédiates, l’investissement dans la production locale apparaît comme une priorité pour réduire la dépendance aux importations et stabiliser les prix.

Une restructuration de la brigade économique en cours

Face aux dysfonctionnements constatés, la brigade économique a été suspendue, nécessitant une restructuration profonde. Cette unité, chargée de veiller au respect des réglementations commerciales, doit être renforcée en effectifs, en formation et en moyens logistiques pour assurer un contrôle plus efficace du marché.

Le ministre a insisté sur l’importance d’une collaboration interinstitutionnelle afin de renforcer les mesures de surveillance et de lutte contre la spéculation des prix. Il a notamment souligné que les détaillants et certains commerçants étaient en grande partie responsables des perturbations observées sur les marchés. Cependant, le ministère du Commerce ne disposant pas de pouvoir de poursuite, il appartient aux services de sécurité d’intervenir pour sanctionner les acteurs économiques qui ne respectent pas les règles.

Stabilisation des prix du ciment

Concernant le secteur du bâtiment, le ministre a tenu à rassurer l’opinion sur le prix du ciment, affirmant qu’aucun changement n’a été observé au niveau de l’usine CIMAF. « Il n’y a donc pas de raison qu’il y ait une augmentation sur les marchés », a-t-il insisté, appelant les commerçants à respecter les tarifs en vigueur.

Une vigilance renforcée et une sensibilisation accrue

En conclusion, le ministre du Commerce et de l’Industrie a réitéré l’engagement du gouvernement à renforcer les contrôles et à améliorer l’information des consommateurs sur les prix pratiqués. Il a assuré que des efforts seront déployés pour garantir la disponibilité des produits essentiels et pour lutter contre les abus sur le marché.