• 6 mars 2026
  • N'Djamena

Bitkine : un jeune de 22 ans abattu par arme à feu dans un bar

Bitkine : un jeune de 22 ans abattu par arme à feu dans un bar

La ville de Bitkine est plongée dans l’émotion après un drame survenu dans la nuit du 1ᵉʳ janvier 2026. Aux environs de 23 heures, un jeune homme de 22 ans, Abbou Ali Bineye, a été tué par arme à feu au Bar 5 Étoiles, un établissement très fréquenté de la ville.
Selon plusieurs témoignages concordants, l’auteur présumé des coups de feu serait Tahir Kabbir Arem, âgé d’environ 45 ans, présenté comme chef de brigade bétail. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que la victime se trouvait dans le bar en compagnie d’un ami lorsqu’une altercation aurait éclaté à la suite de l’utilisation de son téléphone portable pour passer un appel.
Malgré des tentatives de médiation de la part de certains clients, la situation se serait rapidement détériorée. Le suspect aurait quitté les lieux avant de revenir attendre la victime à la sortie de l’établissement, où il aurait ouvert le feu à bout portant. Grièvement atteint, Abbou Ali Bineye est décédé sur place.

La victime, connue à Bitkine comme un pousse-pousseur courageux et travailleur, subvenait aux besoins de sa mère malvoyante, ce qui renforce l’émotion et l’indignation au sein de la population locale. Le corps du jeune homme a été transféré à la morgue avant d’être remis à sa famille pour l’organisation des obsèques. Le suspect a été rapidement interpellé par les forces de l’ordre puis écroué à la maison d’arrêt, sur réquisition du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bitkine. Une enquête judiciaire est en cours afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cet homicide.

D’après des sources proches du dossier, l’individu interpellé était déjà connu des services de sécurité pour des faits de violence antérieurs. Cet individu lui aurait notamment été reproché des comportements dangereux, dont des tirs en l’air lors de cérémonies de mariage. Des agissements qui, selon certains observateurs, n’auraient jusque-là donné lieu qu’à des sanctions jugées insuffisantes.

Ce drame relance ainsi avec force le débat sur l’insécurité urbaine , la circulation incontrôlée des armes à feu et les individus considères dangereux. À Bitkine comme ailleurs, une question demeure : combien de vies faudra-t-il encore perdre avant que des mesures fermes et durables ne soient prises pour endiguer la violence en milieu public ?

Bechir Badjoury Abbanou, Correspodant