Dans la ville d’Amdjarass, la nécessité d’un abattoir se fait de plus en plus pressante afin de répondre aux besoins de la population locale et de garantir des conditions d’hygiène optimales pour l’abattage des animaux.
Actuellement, les habitants privilégient encore des méthodes traditionnelles d’abattage, souvent en dehors de tout cadre réglementaire. Cette situation pose d’importants problèmes d’hygiène et de santé publique, en raison de l’absence de contrôle sanitaire sur la viande consommée. De plus, l’absence d’infrastructures adaptées complique et renchérit le transport des animaux et de la viande, ce qui freine l’adoption de pratiques modernes par les éleveurs et bouchers. Le manque de moyens de transport sécurisés constitue un défi supplémentaire. Les habitants peinent à acheminer la viande jusqu’aux marchés ou à leur domicile, ce qui les pousse à recourir à des abattages informels, souvent réalisés à proximité des habitations, dans des conditions ne respectant pas les normes sanitaires. L’abattage non réglementé représente un réel danger pour la santé publique. Dans un cadre officiel, chaque animal destiné à la consommation doit être inspecté par un vétérinaire afin de garantir qu’il ne présente aucun risque pour la population. Or, dans l’abattage informel, cette étape est souvent négligée, augmentant ainsi les risques de contamination bactérienne ou parasitaire. Un suivi rigoureux des conditions d’abattage et de conservation de la viande permettrait d’éviter ces dangers.
Pour remédier à cette situation, il est impératif que l’abattoir moderne d’Amdjarass devienne pleinement opérationnel. Il est essentiel de mettre en place des mesures facilitant son accès et d’encourager la population à l’utiliser. L’objectif est d’assurer une transition progressive vers des pratiques d’abattage conformes aux normes sanitaires, tout en protégeant la santé des habitants et en améliorant la qualité de la viande consommée.