À quelques heures de Noël 2025, le grand marché de Pala présente un visage contrasté. Si les allées dédiées au prêt-à-porter restent inhabituellement calmes, l’effervescence s’est déplacée vers les rayons de produits cosmétiques et les salons de coiffure. Entre morosité économique et désir de coquetterie, les préparatifs de la fête prennent une tonalité particulière.
À l’approche de la Nativité, l’affluence habituelle peine à se manifester, notamment dans les espaces consacrés aux chaussures et aux vêtements, où les étals attirent peu de clients. En cause, un paradoxe économique : la baisse du prix des céréales a fragilisé les revenus des producteurs ruraux, réduisant sensiblement le pouvoir d’achat des ménages.
Pourtant, à quelques mètres de là, le décor change. Les nouveautés exposées dans les rayons cosmétiques captent l’attention des clientes, prêtes à consentir certains sacrifices pour être élégantes le jour de la fête.Si les perceptions divergent quant au coût des articles, vendeurs et acheteurs s’accordent sur un constat : l’effondrement des cours des céréales pèse lourdement sur les budgets familiaux.

Dans les salons de coiffure, l’atmosphère est à la concentration. Les mains expertes tressent avec soin les chevelures des clientes venues se préparer pour la Nativité. Pour les coiffeuses, Noël 2025 s’annonce comme une période de forte activité, où leur savoir-faire est particulièrement sollicité. Malgré un contexte économique difficile, les habitants de Pala demeurent déterminés à préserver la magie de Noël. Entre arbitrages budgétaires et rituels de beauté, la population se prépare à célébrer la fête, portée par l’espoir d’un lendemain plus clément et plus prospère.
Oumarou Abba, Correspondant

