Dans un contexte de chômage persistant, de nombreux jeunes Tchadiens se tournent vers les Activités Génératrices de Revenus (AGR) pour subvenir à leurs besoins. À Moundou, chef-lieu du Logone Occidental, Abderrahmane Nouraine, 34 ans, illustre cette dynamique.
Aujourd’hui, nombreux jeunes Tchadiens se tournent vers les Activités Génératrices de Revenus (AGR) pour assurer leur autonomie. À Moundou, Abderrahmane Nouraine, 34 ans, diplômé sans emploi, s’est lancé dans la réparation de téléphones et d’ordinateurs. Installé au petit marché Mouarom, il exerce ce métier avec passion dans son atelier baptisé « La main sûre ». « J’ai commencé en aidant un grand frère. J’ai fini par aimer ce métier et en faire le mien », confia-t-il. Malgré la concurrence croissante et les difficultés d’approvisionnement en pièces détachées, Nouraine reste optimiste. Pour lui, cette activité est à la fois une source de revenu et un exercice de rigueur intellectuelle. « C’est un travail qui demande de l’intelligence et de la patience », ajoute-t-il.
Des clients saluent son professionnalisme, comme ce témoin affirmant : « Al-hadji est honnête et compétent. Mon téléphone a été réparé avec soin. »
Enfin, le parcours de Nouraine illustre le potentiel des AGR dans le développement économique local. L’État gagnerait à renforcer son soutien à ces initiatives à travers des subventions, un encadrement technique et la valorisation des compétences locales. Les AGR doivent être reconnues comme un levier stratégique de la refondation socio-économique du Tchad.

