Le Ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamouss, a appelé, le 21 octobre à N’Djamena, à accélérer la finalisation du Programme intégré de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires et de l’emploi des jeunes au Sahel (PIRSA/EJ Sahel). Au terme de trois jours de travaux réunissant le Tchad, le Mali, la Mauritanie et plusieurs partenaires techniques et financiers, il a insisté sur la nécessité de mobiliser les ressources nécessaires à son financement. Les documents requis doivent être soumis au plus tard le 15 novembre 2026, dans le cadre du second appel à projets du Fonds africain de développement (FAD-17).
Le programme vise à répondre aux défis auxquels sont confrontés les pays du Sahel, notamment les changements climatiques, la dégradation des terres, l’insécurité alimentaire, la pauvreté et le chômage des jeunes. Il ambitionne de renforcer la résilience des systèmes alimentaires, d’améliorer la productivité agro-sylvo-pastorale et halieutique, de développer des chaînes de valeur agricoles résilientes et de favoriser l’entrepreneuriat ainsi que la création d’emplois.
Organisés du 19 au 21 octobre à N’Djamena, les travaux préparatoires ont réuni des délégations du Tchad, du Mali et de la Mauritanie, ainsi que des représentants de la Banque africaine de développement (BAD), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille verte (APGMV).
À l’issue des échanges, les experts ont recommandé de placer les jeunes et les femmes au cœur du dispositif, en les considérant comme des acteurs à part entière du développement économique plutôt que comme de simples bénéficiaires. Le programme devra notamment contribuer à améliorer leur employabilité, à réduire la pauvreté en milieu rural et à promouvoir l’entrepreneuriat féminin. « Les jeunes et les femmes doivent être au cœur de ce programme, non pas comme simples bénéficiaires, mais comme véritables acteurs du changement », a déclaré Hassan Bakhit Djamouss.
Mobilisation des financements et accès aux marchés
Les participants ont également souligné la nécessité de faciliter l’accès des chaînes de valeur des pays bénéficiaires au marché de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cette orientation vise à dynamiser les échanges commerciaux, à renforcer l’intégration économique régionale et à améliorer durablement les revenus des producteurs.
La mobilisation des financements constitue un autre enjeu majeur. Le Ministre a appelé les pays bénéficiaires à maintenir leur engagement et à prendre les dispositions nécessaires pour soutenir le programme. Il a également exhorté les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé à contribuer à la mobilisation des ressources indispensables à sa mise en œuvre. « Seuls des financements à la hauteur des ambitions de ce programme permettront d’obtenir des résultats concrets et durables pour nos populations », a-t-il souligné.
Les pays concernés sont désormais appelés à accélérer les travaux préparatoires afin de respecter l’échéance du 15 novembre 2026, fixée pour la soumission des documents dans le cadre du second appel à projets du Fonds africain de développement au titre du FAD-17. Cette échéance impose de finaliser les dossiers requis dans les délais impartis et conformément aux procédures applicables.
Le Tchad réaffirme ses priorités
Pour le Tchad, cette initiative s’inscrit dans les priorités nationales en matière de restauration des terres, de protection de l’environnement, de sécurité alimentaire et de promotion de l’emploi des jeunes.
Hassan Bakhit Djamouss a réaffirmé la volonté du gouvernement tchadien de contribuer activement à la mise en œuvre du programme, en cohérence avec la vision du président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno. « L’urgence est réelle : nous devons passer rapidement de la préparation à l’action », a insisté le ministre, appelant les pays concernés et leurs partenaires à traduire leurs engagements en résultats concrets au bénéfice des populations sahéliennes.

