À l’issue du vote informel du 16 octobre 2026 pour l’élection au poste de Secrétaire général des Nations unies, Macky Sall a annoncé le retrait de sa candidature après des consultations avec le Président burundais, Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, et le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président en exercice de la CEDEAO.
Dans sa déclaration, il explique avoir pris cette décision « avec un profond sens des responsabilités », dans l’espoir de contribuer à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité.
Il précise que, depuis le début du processus, les résultats des différents votes tests indiquent une préférence pour une candidature issue de la région d’Amérique latine et des Caraïbes, éventuellement féminine.
« Pour ma part, ma candidature était essentiellement motivée par la volonté de mettre mon expérience de près de quarante ans de vie publique au service des Nations unies », a-t-il déclaré.
Il a tenu à remercier le Président Évariste Ndayishimiye, qui a parrainé sa candidature, ainsi que le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui l’a soutenue. Il a également exprimé sa reconnaissance aux États membres du Conseil de sécurité ayant voté en sa faveur tout au long du processus.
Il a par ailleurs adressé ses remerciements aux membres de son équipe de campagne, aux autorités religieuses et coutumières, ainsi qu’aux Sénégalaises et aux Sénégalais, aux militants, aux sympathisants, aux organisations politiques et de la société civile, et à ses amis d’Afrique et d’ailleurs, pour leur soutien et leurs encouragements.
Malgré ce retrait, il a réaffirmé sa conviction quant à la nécessité d’une transformation profonde des Nations unies.
« Alors que le monde reste confronté à la multiplication des conflits, à l’aggravation des rivalités géopolitiques, à la fragmentation de l’ordre international et à des défis économiques et financiers sans précédent, je demeure convaincu que les Nations unies doivent engager une transformation profonde de leurs méthodes de travail et de leur fonctionnement », a-t-il souligné.
Il a également insisté sur la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, estimant que le continent, au cœur des enjeux de paix, de sécurité et de développement, doit continuer à faire entendre sa voix et à poursuivre ses efforts afin d’occuper la place qui lui revient.
« Je retire ma candidature, mais reste pleinement engagé au service des idéaux qui l’ont inspirée : la paix, la sécurité, le développement économique et social, la coopération internationale et le dialogue entre les nations », a-t-il affirmé.
Il a enfin souhaité plein succès à la personne qui sera appelée à exercer les hautes responsabilités de Secrétaire général des Nations unies.

