À Bongor, dans la province du Mayo-Kebbi Est, les criquets sont très prisés des consommateurs. Vendus sur les marchés et dans les rues, ils attirent de nombreux acheteurs. Mais leur exposition à l’air libre soulève des questions sur les conditions d’hygiène. Quels sont les apports nutritionnels de ces insectes et quels risques leur consommation présente-t-elle pour la santé ?


Au marché de Bongor, les criquets sont très recherchés. Les vendeuses les proposent aux consommateurs, qui les achètent pour leur goût et par habitude alimentaire.
Pour certains consommateurs, les criquets font partie de leurs aliments préférés. « Tout le monde consomme ces insectes depuis longtemps, et pas seulement aujourd’hui », affirment-ils.
Selon Ahmat Djamaladine, Chef du service de nutrition du Mayo-Kebbi Est, les criquets sont consommés depuis des générations en raison de leur valeur nutritionnelle. Ils contiennent notamment des protéines et d’autres nutriments utiles à l’organisme.
Le spécialiste souligne également leur richesse en protéines, qu’il présente comme un avantage nutritionnel par rapport à certaines viandes.
Concernant l’hygiène alimentaire, le nutritionniste précise que la cuisson permet de réduire certains risques liés aux agents pathogènes. Toutefois, l’exposition des criquets à l’air libre peut favoriser leur contamination par la poussière et d’autres impuretés.
« Les risques sont beaucoup plus importants lorsque les aliments sont consommés crus. En ce qui concerne les criquets, lorsqu’ils sont mis sur le feu, la chaleur peut contribuer à éliminer certains agents pathogènes », explique Ahmat Djamaladine.
Par ailleurs, la consommation de ces insectes nécessite une vigilance particulière lorsqu’ils sont capturés dans des zones traitées avec des produits chimiques. La présence éventuelle de résidus de pesticides peut présenter des risques pour la santé.
D’où l’importance de veiller aux conditions de capture, de préparation, de cuisson et de conservation des criquets afin de profiter de leurs apports nutritionnels tout en limitant les risques sanitaires.
Soudera Malamdjegue David, Correspondant

