La députée de Mangalmé, Hapsita Djibrine Assali, appelle à des mesures concrètes pour prévenir de nouveaux affrontements, après les violences survenues le samedi 10 octobre 2026 dans le village de Fadjé-Gnamanda, sous-préfecture de Bitchotchi, dans le département de Mangalmé. Selon une publication sur sa page Facebook, « le bilan fait état de cinq morts et de plusieurs blessés».
Dans sa déclaration, l’élue exprime sa tristesse et son indignation face à ces violences, qu’elle estime préjudiciables à la cohésion sociale et aux efforts en faveur de la paix et du vivre-ensemble. Ce nouveau drame soulève, selon elle, des interrogations sur l’efficacité des campagnes de sensibilisation à la paix, à la non-violence et à la cohabitation pacifique organisées ces derniers mois dans plusieurs localités du pays, notamment en marge du troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-3).
Pour Hapsita Djibrine Assali, les discours et les rencontres de sensibilisation ne suffisent plus. Elle estime nécessaire de traduire les engagements en faveur de la paix en actions concrètes, durables et mesurables sur le terrain.
La députée appelle les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires à faire toute la lumière sur les circonstances du drame, à établir les responsabilités et à prendre des mesures urgentes pour éviter de nouveaux affrontements. Elle préconise également une évaluation des campagnes de sensibilisation déjà menées, le renforcement des mécanismes locaux de médiation et la mise en place de dispositifs d’alerte précoce pour prévenir les conflits agropastoraux.
Face aux tensions récurrentes liées à l’accès aux terres, aux pâturages et aux points d’eau, l’élue rappelle que la prévention des conflits entre agriculteurs et éleveurs doit constituer une priorité permanente. « Nous ne pouvons pas continuer à sensibiliser aujourd’hui et à compter nos morts demain », déplore-t-elle. Elle appelle les populations de Fadjé-Gnamanda, de Bitchotchi et de l’ensemble du département de Mangalmé à faire preuve de retenue, à rejeter toute vengeance et à privilégier le dialogue.
La parlementaire souligne également que les agriculteurs et les éleveurs appartiennent à une même nation et que leurs activités complémentaires contribuent à la stabilité, à la sécurité alimentaire et au développement du pays.
Aux familles endeuillées, elle adresse ses condoléances les plus attristées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Pour Hapsita Djibrine Assali, ce bilan ne saurait se réduire à des statistiques : derrière les cinq morts se trouvent des vies perdues, des familles endeuillées et une communauté profondément meurtrie. Elle appelle ainsi à faire de la paix une réalité à travers des actions concrètes, une justice effective et une coexistence pacifique durable.
Bechir Badjoury Abbanou, correspondant

