À l’occasion de la Journée internationale de la traduction, célébrée ce 30 septembre, la Ministre secrétaire générale du gouvernement, Ramatou Mahamat Houtouin, a mis en avant l’importance de la diversité linguistique et des droits linguistiques au Tchad. L’édition 2026 est placée sous le thème « Diversité linguistique et droits linguistiques », avec pour slogan « La force d’être compris ».
Dans sa déclaration, la Ministre souligne que cette thématique traduit la volonté de renforcer le bilinguisme au sein de l’administration publique. Elle estime que chaque citoyen doit pouvoir accéder aux services publics et communiquer avec les institutions de l’État dans les deux langues officielles du pays, le français et l’arabe.
Ramatou Mahamat Houtouin considère également les droits linguistiques comme une composante des droits fondamentaux. Elle met en avant le rôle des traducteurs et interprètes dans la justice, la transparence et l’inclusion de l’action administrative.
La Ministre rappelle par ailleurs que le gouvernement, sous l’égide du Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, accorde une importance particulière à l’application du bilinguisme dans l’administration publique. Selon elle, cette politique constitue non seulement une exigence constitutionnelle, mais aussi un moyen de renforcer la cohésion nationale et la paix sociale.
Au sein du Secrétariat général du gouvernement, des efforts sont engagés pour renforcer les capacités linguistiques de l’administration, notamment à travers le développement des compétences des traducteurs et la mise à disposition d’outils de travail modernes.
L’objectif affiché est de permettre aux citoyens de comprendre les décisions, les lois et les services publics sans barrière linguistique, tout en faisant du bilinguisme un facteur de valorisation de la diversité culturelle. À l’occasion de cette journée, Ramatou Mahamat Houtouin a enfin rendu hommage aux traducteurs, interprètes et professionnels des services linguistiques, qu’elle présente comme des « ponts entre les cultures » et des acteurs essentiels de la préservation des droits linguistiques.

