• 25 septembre 2026
  • N'Djamena

Forum d’affaires Tchad-France : Guibolo Fanga Mathieu appelle à renforcer les investissements français au Tchad

Forum d’affaires Tchad-France : Guibolo Fanga Mathieu appelle à renforcer les investissements français au Tchad

À l’occasion du Forum d’affaires Tchad-France qui se déroule à Paris, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, a appelé les entreprises et investisseurs français à renforcer leur présence au Tchad à travers des investissements, des partenariats industriels et des transferts de technologies.

Dans son intervention, le ministre a souligné la volonté des deux pays de donner un nouvel élan à leur coopération économique, en mettant davantage l’accent sur l’investissement, la production, l’innovation, la création de valeur et le transfert de technologies. « Le Forum qui nous réunit ce jour traduit notamment notre volonté commune de donner une nouvelle ambition à la relation économique entre le Tchad et la France, en la fondant davantage sur l’investissement, la production, l’innovation, le transfert de technologies et la création de valeur partagée », a-t-il déclaré.

Des secteurs à fort potentiel

Selon Dr Guibolo Fanga Mathieu, le Tchad dispose d’importantes potentialités susceptibles d’attirer de nouveaux investissements. Il a notamment cité l’agro-industrie, l’élevage, les mines et l’énergie solaire, mais aussi les infrastructures, les transports, le logement, l’eau, la santé, le numérique et la formation. « Le Tchad dispose d’atouts considérables. Ces atouts constituent aujourd’hui des leviers concrets pour développer de nouvelles filières et créer davantage de valeur sur notre territoire », a-t-il affirmé.

Le Ministre a également présenté le plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », qui compte 268 projets pour près de 30 milliards de dollars d’investissements. Cette stratégie vise notamment à favoriser la transformation locale des ressources, renforcer la production nationale et créer davantage de richesses et d’emplois. « Avec 268 projets représentant près de 30 milliards de dollars d’investissements, ce Plan traduit notre volonté de passer de l’exportation de nos ressources brutes à leur transformation locale, de la dépendance aux importations à une production nationale structurée, et du potentiel économique à la création durable de richesses et d’emplois », a-t-il expliqué.

Le secteur privé au cœur de la transformation

Pour le ministre, la transformation économique du pays ne peut toutefois pas reposer uniquement sur l’État. Elle doit également impliquer le secteur privé, les institutions financières, les organisations professionnelles, les partenaires au développement ainsi que les investisseurs nationaux et internationaux. « Cette transformation ne pourra cependant pas être portée par l’État seul. Elle doit être l’œuvre collective de l’État, du secteur privé, des institutions financières, des organisations professionnelles, des partenaires au développement et, bien entendu, des investisseurs nationaux et internationaux », a souligné Dr Guibolo Fanga Mathieu.

Le Gouvernement souhaite notamment encourager la création de coentreprises entre groupes français et opérateurs tchadiens, l’implantation d’unités de transformation au Tchad, le développement des fournisseurs locaux et le transfert de technologies. « Nous voulons, il convient de le rappeler, des co-entreprises entre groupes français et opérateurs tchadiens, des unités de transformation implantées au Tchad, des transferts de technologies et le développement de fournisseurs locaux », a-t-il précisé.

La diaspora tchadienne établie en France a également été présentée comme un potentiel trait d’union entre les deux économies, en raison de sa connaissance des réalités des deux pays. « Notre diaspora établie en France constitue, elle aussi, un atout majeur. Dynamique et entreprenante, elle a l’avantage de mieux connaître les cultures économiques de nos deux pays et les opportunités qui en émergent », a-t-il indiqué.

Les participants au Forum d’affaires Tchad-France

Améliorer l’environnement des affaires

Conscient que les potentialités économiques ne suffisent pas à elles seules à attirer les investisseurs, Dr Guibolo Fanga Mathieu a insisté sur la nécessité d’offrir davantage de visibilité, de sécurité et de prévisibilité aux opérateurs économiques. « Nous savons qu’un potentiel, aussi considérable soit-il, ne suffit pas à déclencher une décision d’investissement. Un investisseur a besoin de visibilité, de sécurité, de prévisibilité et de partenaires fiables », a-t-il déclaré.

Il a assuré que le gouvernement tchadien poursuit ses efforts pour améliorer l’environnement des affaires, faciliter les investissements et renforcer le dialogue avec le secteur privé. « Le Gouvernement tchadien est engagé dans une dynamique d’amélioration de l’environnement des affaires, de facilitation des investissements et de renforcement du dialogue avec le secteur privé », a-t-il assuré.

Un appel aux entreprises françaises

S’adressant aux entreprises françaises, le ministre a appelé à dépasser la logique de simple fourniture de biens et services pour privilégier des partenariats permettant d’investir, de produire, de former et de développer des chaînes de valeur au Tchad. « Nous ne recherchons pas seulement des fournisseurs. Nous recherchons des partenaires qui investiront, produiront, transformeront, formeront et grandiront avec nous », a-t-il déclaré.

Il a également invité les investisseurs à se positionner sur les opportunités offertes par le marché tchadien. « Le moment est donc venu de regarder les opportunités avec une nouvelle perspective. N’attendez pas que toutes les opportunités deviennent des évidences. Lorsque l’évidence s’impose, l’avantage des pionniers a souvent disparu », a-t-il lancé.

Pour le gouvernement tchadien, cette nouvelle dynamique doit permettre d’ouvrir un nouveau chapitre de la coopération économique entre les deux pays, autour d’investissements productifs, de la création d’emplois et du développement des compétences locales. « Le prochain chapitre de la relation économique entre la France et le Tchad ne s’écrira pas avec des intentions. Il s’écrira avec des investissements, des usines, des compétences et des emplois. Écrivons-le ensemble », a conclu le ministre.

Soliri Charlotte