• 19 septembre 2026
  • N'Djamena

Kanem : le déficit pluviométrique réduit les ressources disponibles pour le cheptel

Kanem : le déficit pluviométrique réduit les ressources disponibles pour le cheptel

Dans le Kanem, les ressources pastorales disponibles pourraient couvrir les besoins du cheptel pendant un mois au maximum dans les zones ayant enregistré des pluies. C’est l’un des constats présentés à la mission gouvernementale arrivée vendredi 18 septembre à Mao pour évaluer les effets du déficit pluviométrique sur les activités agropastorales.

Pendant près de deux heures et demie, la délégation a échangé avec les responsables exécutifs des six départements de la province ainsi qu’avec les services concernés par les activités agropastorales. Selon les données présentées, le Kanem compte environ 7,35 millions de têtes de bétail, toutes espèces confondues, pour près de 385 000 pasteurs.

Dans plusieurs localités, les pluies sont faibles, irrégulières et mal réparties. Les acteurs du secteur ont ainsi sollicité un appui en aliments pour bétail, un renforcement de l’accès à l’eau et des services vétérinaires. « Nous voudrions que des aménagements soient réalisés dans la province. Aujourd’hui, dans le Kanem, nous avons environ 700 ouadis exploitables, mais faute d’équipements, nous n’avons pas pu les valoriser. Ces ouadis pourraient pourtant contribuer à la sécurité alimentaire », a indiqué Ertchey Mahamat, Délégué de la Production agricole du Kanem.

La mission a également examiné les investissements déjà réalisés dans la province. Le PRAPS-2TD compte 24 infrastructures pastorales, dont 22 ont fait l’objet d’une réception provisoire. À ces infrastructures s’ajoutent 116 activités génératrices de revenus (AGR), financées pour une enveloppe d’environ 70 millions de francs CFA. « Pour une enveloppe d’environ 70 millions de francs CFA, ces AGR sont composées d’activités de commerce, entre autres. Nous avons également 12 AGR collectives qui ont bénéficié de montants variant entre 2 et 3 millions de francs CFA. En perspective, comme je le disais, le PRAPS-2TD, à travers le ministère de l’Élevage et de la Production animale, veut également appuyer, sur financement de l’État, cinq stations pastorales », a expliqué Abdoulaye Idriss, responsable du PRAPS-2TD.

L’état des ressources pastorales reste suivi dans la province, alors que la mission gouvernementale poursuit son évaluation des zones affectées par le déficit pluviométrique.

Mahamat Haroun