• 29 août 2026
  • N'Djamena

Tchad : l’Ordre des médecins réagit après le décès de trois enfants à la suite de circoncisions

Tchad : l’Ordre des médecins réagit après le décès de trois enfants à la suite de circoncisions

Le Conseil national de l’Ordre des médecins du Tchad (ONMT) alerte sur les risques liés aux circoncisions pratiquées dans des conditions non sécurisées, après le décès de trois enfants dans la province du Moyen-Chari. Dans un communiqué publié le 27 août 2026, l’Ordre appelle les parents à la prudence et les autorités à agir contre l’exercice illégal de la médecine.

L’ONMT indique avoir appris « avec une profonde consternation » le décès de trois enfants à la suite de circoncisions dans le Moyen-Chari. Le président du Conseil national adresse ses condoléances aux familles endeuillées au nom de la corporation médicale.

L’Ordre salue par ailleurs l’intervention du Dr Helngada Christophe, président du Conseil provincial de l’Ordre des médecins du Moyen-Chari, qui avait appelé à la prudence face aux risques liés aux circoncisions réalisées dans des conditions ne garantissant pas la sécurité des enfants.

Dans son communiqué, l’ONMT rappelle que « la circoncision, bien que couramment pratiquée, n’est pas un acte sans risque ». Selon l’Ordre, lorsqu’elle est réalisée dans de mauvaises conditions d’hygiène ou par des personnes non qualifiées, elle peut provoquer « des hémorragies, des infections, des lésions sévères, voire le décès ».

Face à cette situation, le Conseil national appelle les parents et l’ensemble de la population à « la plus grande prudence et à une vigilance accrue ». Il recommande de privilégier les structures de santé appropriées et de faire appel à des professionnels qualifiés, afin de garantir les conditions nécessaires de sécurité, d’hygiène et de prise en charge.

L’Ordre national demande également aux autorités compétentes de prendre leurs responsabilités pour protéger la population. Il les exhorte notamment à lutter contre « l’exercice illégal de la médecine et ses tragédies ». L’ONMT rappelle ainsi que la prise en charge des actes médicaux, y compris la circoncision, nécessite des conditions adaptées et des compétences professionnelles pour prévenir les complications graves.