Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, exprime sa préoccupation après les frappes aériennes signalées le 20 août 2026 dans l’Ennedi-Est, à l’intérieur du territoire tchadien. Il appelle les parties au conflit soudanais à la retenue et au respect de la souveraineté des États.
Dans un communiqué, le Président de la Commission de l’Union africaine indique suivre « avec préoccupation » les informations faisant état de ces frappes dans la région de l’Ennedi-Est.
L’Union africaine réaffirme son attachement au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ses États membres. Mahmoud Ali Youssouf rappelle également « le principe de l’inviolabilité des frontières ».
L’UA appelle à la retenue
Face aux risques de tensions entre les pays voisins, le Président de la Commission appelle « toutes les parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue » et à s’abstenir de toute action susceptible d’accroître les tensions entre États voisins.
Il insiste également sur la nécessité d’éviter que le conflit soudanais ne s’étende au-delà des frontières du Soudan. L’UA appelle les parties concernées à prendre les dispositions nécessaires pour prévenir une extension des hostilités aux pays voisins.
Renforcer le dialogue régional
Mahmoud Ali Youssouf souligne la nécessité de renforcer le dialogue et la coopération entre les États de la région afin de prévenir les incidents transfrontaliers, de sécuriser les frontières communes et de réduire les risques d’escalade régionale.
L’Union africaine réaffirme enfin sa disponibilité à accompagner les États concernés dans toute initiative susceptible de contribuer à la désescalade, à la prévention de nouveaux incidents et à la préservation de la paix et de la stabilité régionales.
Pour rappel, le samedi 22 août, l’armée tchadienne avait dénoncé une nouvelle violation du territoire national par des belligérants du conflit soudanais, après des bombardements aériens signalés dans la province de l’Ennedi-Est, frontalière du Soudan. Dans un communiqué lu sur les antennes de l’ONAMA, l’État-major général des armées avait indiqué que des bombardements avaient été signalés le jeudi 20 août vers 20 heures aux confins de la frontière tchado-soudanaise, notamment dans le département de Mourdi.

