• 19 août 2026
  • N'Djamena

N’Djamena : les eaux stagnantes et les nids-de-poule compliquent la circulation sur plusieurs axes

N’Djamena : les eaux stagnantes et les nids-de-poule compliquent la circulation sur plusieurs axes

Une voiture ralentit, une autre traverse une flaque d’eau. Une moto contourne les nids-de-poule pour se frayer un passage. Sur plusieurs axes de N’Djamena, les pluies rendent la circulation difficile en raison des eaux stagnantes et de la dégradation des chaussées.

La situation est notamment visible sur l’avenue Omar Bongo Ondimba, communément appelée rue Champs de Fil. Des difficultés similaires sont signalées sur plusieurs axes des 5ᵉ, 7ᵉ et 8ᵉ arrondissements de la capitale.

Avec les pluies, les eaux stagnantes compliquent les déplacements des usagers et affectent également les riverains. Dans certains quartiers, des habitants tentent eux-mêmes de faciliter l’évacuation des eaux, mais ces initiatives restent limitées face à l’ampleur du problème.

« Nous ne comprenons plus la situation dans notre commune. Face à tous ces problèmes, nous ne voyons aucune action concrète. Je ne comprends pas ce que font les autorités parce que, franchement, rien ne bouge. Regardez derrière moi : tout est inondé, même les habitations. Nous avons même cotisé entre habitants pour essayer de régler la situation, mais les autorités locales semblent faire la sourde oreille », témoigne un riverain.

Au-delà des difficultés de circulation, les eaux stagnantes contribuent à la dégradation progressive de certaines chaussées. Les habitants demandent ainsi une intervention des autorités pour améliorer l’évacuation des eaux et préserver les infrastructures routières. « Vous voyez, il y a le maire de la ville et l’État, mais ils sont en train de laisser les voies bitumées se dégrader. Il faut prendre soin des infrastructures routières », renchérit un autre riverain rencontré sur place.

Pour les habitants, une intervention est désormais nécessaire pour évacuer durablement les eaux et réhabiliter les axes dégradés. En attendant, chaque épisode pluvieux accentue les difficultés de déplacement et relance les préoccupations liées à l’entretien des routes et à l’assainissement dans la capitale.

Mahamat Haroun