À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée ce 17 juin 2026, le ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, a appelé à une mobilisation collective pour faire face à la dégradation des terres et préserver les ressources pastorales du pays.
Dans une déclaration officielle, le ministre a rappelé que le thème retenu cette année, « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer », constitue « une exigence politique, un impératif écologique et un engagement moral » qui interpelle l’ensemble des acteurs.
Le chef du département de l’Environnement a souligné l’importance stratégique du secteur de l’élevage pour l’économie nationale, rappelant que le Tchad dispose d’un cheptel estimé à plus de 129 millions de têtes. Toutefois, il a averti que cette richesse est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis liés à la dégradation des écosystèmes, à la raréfaction des ressources en eau, à la déforestation, aux feux de brousse et à la pression foncière. « Près de la moitié de nos parcours pastoraux sont aujourd’hui dégradés ou menacés. Cette situation constitue une alerte majeure pour notre sécurité alimentaire, pour la préservation de notre biodiversité et pour la stabilité de nos territoires », a déclaré Hassan Bakhit Djamous.

Le Ministre a également insisté sur le fait que « la désertification n’est ni une fatalité, ni une contrainte insurmontable. Elle est le résultat de déséquilibres que nous avons la responsabilité collective de corriger ». Revenant sur les actions engagées par les autorités, il a indiqué que le gouvernement poursuit le renforcement du cadre juridique et institutionnel de protection de l’environnement, notamment à travers la loi portant protection de l’environnement et la mise en œuvre de la feuille de route pour l’économie circulaire 2025-2035.
Hassan Bakhit Djamous a lancé un appel aux pouvoirs publics, au secteur privé, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux citoyens afin de renforcer les initiatives de restauration des terres et de gestion durable des pâturages.
« Choisir de préserver nos terres, c’est choisir de préserver notre avenir. Choisir de restaurer nos pâturages, c’est choisir de garantir la dignité de nos communautés », a-t-il affirmé, avant de rappeler qu’« un pâturage préservé est le socle d’une nation résiliente ».

