C’est avec quelques semaines de décalage que le Tchad a commémoré ce vendredi 16 mai la fête internationale du travail, habituellement célébrée le 1er mai. À Moundou, chef-lieu du Logone occidental, la cérémonie s’est tenue à la place de l’indépendance sous la présidence du délégué général du gouvernement, Dago Yacoub, en présence des responsables des services déconcentrés de l’État, des représentants du secteur privé et public, ainsi que de nombreux travailleurs.
L’édition 2025 est placée sous le thème : « Promouvoir la justice sociale par la création d’emplois, sécuriser le milieu du travail, gage de paix et de travail décent ». Une thématique qui a résonné tout au long des prises de parole.

Le Président de l’Union des Syndicats du Tchad, section du Logone occidental, Gangué Bangdjé, a rappelé l’origine historique de cette journée, née des luttes ouvrières de Chicago en 1886. Il a insisté sur le fait que les droits des travailleurs s’obtiennent par « la persévérance, la dignité et le courage ». Parmi les doléances formulées, figurent le paiement intégral et régulier des salaires, la libération du secrétaire général du Syndicat Indépendant des Enseignants du Tchad Faustin Djimoudouel, la simplification des démarches pour les retraités et l’intégration des jeunes diplômés à la fonction publique.
En réponse, le Délégué général Dago Yacoub a rappelé que le Gouvernement a consacré plusieurs actions du chantier 4 de son programme politique à la question de l’emploi des jeunes, tout en appelant les travailleurs à la résilience. « Le gouvernement se doit de réformer le système éducatif tchadien pour désormais instaurer un système de formation des jeunes en lien avec le travail », a-t-il précisé.

La célébration s’est conclue par le défilé des travailleurs de diverses catégories socioprofessionnelles. Signe d’un engagement et d’une détermination à collaborer aux côtés des autorités pour un développement durable au Tchad.
Dingaorané Stephane, Correspondant

