La Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé, ce jeudi dans un communiqué, sa vive indignation après l’adoption par le Parlement européen, le 12 mars 2026, d’une résolution concernant la détention de l’ancien Président nigérien Mohamed Bazoum par les autorités du Niger.
Dans le communiqué, l’AES qualifie cette initiative de « grave ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain ». Selon l’organisation régionale, le Parlement européen aurait fait preuve de sélectivité et de partialité, dénonçant la détention de l’ancien Président sans s’émouvoir des violations présumées du droit international et des violences qui secouent le Sahel depuis plus d’une décennie.
L’AES critique également le silence européen face aux crises sécuritaires régionales et accuse certains acteurs européens de défendre des intérêts économiques et géostratégiques liés à un passé colonial révolu. « La Confédération AES n’a ni d’injonctions, ni de leçons de gouvernance à recevoir », précise le communiqué. L’organisation assure que cette résolution ne saurait influencer la dynamique politique, économique et sociale en cours dans l’espace confédéral.

