• 11 mai 2026
  • N'Djamena

Sila : à Marena et Aradib, les abonnés d’Airtel dénoncent un «silence numérique» prolongé

Sila : à Marena et Aradib, les abonnés d’Airtel dénoncent un «silence numérique» prolongé

La grogne monte dans la sous-préfecture d’Aradib, dans le département de Koukou Angarana. Depuis près de trois mois, les abonnés de l’opérateur de téléphonie mobile Airtel font face à une dégradation sévère et persistante de la qualité du réseau dans les localités de Marena, Dogderé et les villages environnants.

Un réseau instable et imprévisible
Au cœur des plaintes : le site relais qui dessert la zone. Selon plusieurs témoignages, le réseau devient quasi inexistant à partir de la fin de l’après-midi.« Dès 16 heures, c’est le trou noir. Le signal disparaît jusqu’au petit matin. Même en journée, lorsqu’il y a quelques barres, passer un appel ou utiliser Internet relève du parcours du combattant », confie un commerçant local.

Cette situation inquiète fortement les habitants, notamment en cas d’urgences sanitaires ou sécuritaires.
L’absence de réseau empêche tout contact avec les secours ou les proches, plongeant ces localités dans un isolement numérique total pendant de longues heures.

La colère des usagers
L’exaspération est palpable. Un habitant d’Aradib témoigne avec indignation :« Nous payons nos crédits et forfaits au même prix que les abonnés de N’Djamena ou d’Abéché, mais nous n’avons droit qu’à un service de seconde zone. Airtel encaisse, mais nous laisse dans l’obscurité numérique. Comment parler de développement quand on ne peut même pas passer un appel après 16 heures ? »

Face à cette situation, les populations du Sila interpellent directement Airtel Tchad ainsi que l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et demandent :
•une inspection technique urgente du site relais desservant Aradib et Marena ;
•une amélioration immédiate de la bande passante, garantissant un service stable 24h/24 ;
•une communication claire et transparente de l’opérateur sur l’origine de ces pannes répétées.

Pour les habitants, le message est sans équivoque : la connectivité n’est plus un luxe, mais une nécessité vitale pour la sécurité, la communication et l’économie locale du département de Koukou Angarana.

Bechir Ahmat Boukhari, Correspondant