Depuis la soirée du vendredi 9 janvier, un épais brouillard s’est abattu sur la capitale tchadienne, N’Djamena, plongeant la ville dans une atmosphère grise et feutrée. Ce phénomène météorologique a surpris les habitants en perturbant fortement la visibilité. Il résulte d’un brusque changement des conditions atmosphériques, notamment d’une baisse soudaine de la température combinée à une forte humidité. Ce brouillard pourrait persister plusieurs jours, en particulier dans les zones basses et mal ventilées.
Mais au-delà de la gêne visuelle, ce brouillard dense n’est pas sans conséquences sur la santé publique. Le Dr Mahamat Brahim Dahab médecin généraliste, alerte sur les risques accrus de troubles respiratoires, notamment chez les enfants, les personnes âgées et les individus souffrant d’asthme ou de bronchite chronique. « L’inhalation prolongée de particules fines présentes dans le brouillard peut irriter les voies respiratoires et aggraver certaines pathologies », explique-t-il. Il a ensuite ajouté que pour prévenir, il est essentiel d’adopter des gestes barrières respiratoires, de limiter les expositions prolongées à l’extérieur et de renforcer la ventilation intérieure. Il a également précisé que la pratique du sport est déconseillée durant cette période, et a appelé les parents à faire porter des masques aux enfants et à bien les couvrir.
La réduction de la visibilité accroît considérablement les risques d’accidents de la circulation, notamment aux premières heures de la matinée et en soirée. Les conducteurs sont donc invités à allumer leurs feux de croisement, à réduire leur vitesse et à faire preuve d’une vigilance accrue.

