À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Tchad, le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a annoncé une mesure de grâce présidentielle en faveur de plusieurs compatriotes condamnés. Une décision présentée comme un geste en faveur de la paix, de la réconciliation et de l’unité nationale.
Dans son message à la nation prononcé à la veille de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance, le Président Mahamat Idriss Déby Itno a placé la réconciliation nationale au cœur de son discours. Le chef de l’État a annoncé qu’il entendait faire usage des pouvoirs que lui confère la Constitution pour accorder une grâce présidentielle à plusieurs personnes condamnées. « La main tendue, la paix sociale, la réconciliation, le vivre ensemble et l’unité nationale exigent de nous un dépassement de soi et impliquent une exigence de pardon », a déclaré le Chef de l’État.
Cette annonce intervient dans un discours largement consacré à la consolidation de la paix et au renforcement de la cohésion nationale. Le Président a estimé que le Tchad devait dépasser les divisions héritées de son histoire pour construire un avenir commun. « Nous devons dépasser nos différences, rejeter les divisions et placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toutes les considérations particulières », a-t-il insisté.
Le Chef de l’État a également appelé les Tchadiens à privilégier le dialogue et le vivre-ensemble. Selon lui, la construction d’une nation forte passe par la capacité des citoyens à dépasser leurs divergences et à préserver l’unité nationale. Cette volonté de réconciliation a également été évoquée dans le bilan de la transition. Le Président s’est félicité du retour à l’ordre constitutionnel et de la participation des différents acteurs politiques au processus démocratique. Il a notamment souligné le rôle des politico-militaires ayant accepté de déposer les armes et de rejoindre le processus politique. « La force motrice de notre pays est le dialogue et la réconciliation », a-t-il affirmé.
Mahamat Idriss Déby Itno a par ailleurs appelé à davantage d’inclusivité dans le dialogue politique, estimant que les divergences politiques ne devraient pas empêcher le rassemblement autour de l’intérêt national. «Les adversaires politiques ne sont pas des ennemis », a-t-il déclaré.
À travers cette grâce présidentielle annoncée, le chef de l’État entend ainsi inscrire la célébration de l’indépendance dans une dynamique de pardon et de réconciliation. Les modalités et les bénéficiaires de cette mesure devront être précisés par l’acte présidentiel à venir.

